Un poème de Francis Combes traduit en arabe par la poétesse syrienne Maram al-Masri.
| Révolutions arabes
Pendant que nous dormons, des peuples se réveillent. Des jeunes et des moins jeunes se soulèvent et se soulevant, ils soulèvent le grand édredon nocturne du silence et de la peur sous lequel ils étouffent, même en plein jour. Des peuples se réveillent, ils ouvrent une porte sur l’inconnu et la Terre se met à tourner sur ses gonds. Cela craque de tous les côtés… Ce qui hier paraissait impossible aujourd’hui est possible. Ce qui hier était éternel déjà n’est plus. Les peuples en ont assez de se priver pour que quelques-uns se gavent. Et ils ont un appétit d’ogre qui vient juste de se lever. Le peuple se plante à tous les carrefours, armé de couteaux et de bâtons. (Entre les mains du peuple, le bâton est aujourd’hui le meilleur ami du jasmin). Que va-t-il se passer ? Mektoub… Les petits voleurs vont se mettre à courir dans les rues. Et les plus grands vont courir les chancelleries pour voler au peuple sa révolution. Mektoub… Rien n’est écrit. Ceux qui savent où ils vont montreront le chemin.
| بينما كنا نياما استيقظت بعض الشعوب شباب وأقل شبابا نهضوا تحرروا نزعوا اللحاف الليلي للصمت وللخوف الي تحته كان يختنقون حتى في منتصف النهار
شعوب تستيقظ فتحوا الباب الى المجهول فبدأت الأرض تدور حول ركائزها محدثة انفجارات في كل جهة
ما كان مستحيلا البارحة صار غير مستحيل اليوم ما كان البارحة أبديا لم يعد له وجود.
لم تعد تطق الشعوب رؤية البعض يؤكلون بنهم بشهية الغول الي استيقظ للتوي
الشعب مترصد في مفرق كل شارع مسلحين بسكاكين وعصي ( العصى بيده هي اليوم افضل صديق للياسمين )
ماذا سيحدث يا ترى ؟ المكتوب اللصوص الصغار سيبدؤن بالركض في الشوارع اللصوص الكبار سيهرعون للمؤتمرات ليسرقوا من الشعب ثورته
مكتوب ... لا يوجد مكتوب الذين يعرفون الى اين هم ذاهبون سينيروا الطريق
ترجمة مرام المصري
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